jeudi 16 octobre 2008

Miracle au conseil municipal extraordinaire

Les quelques fervents citoyens qui assistaient au conseil municipal du 15 octobre 2008 ont eu le privilège de voir de leurs yeux, d'entendre de leurs oreilles, l'accomplissement d'un voeu exprimé par l'opposition municipale : près d'une demi-douzaine de conseillers de la majorité et même une maire-adjointe émergeant d'un silence de sept mois se sont mis à poser des questions. Questions pertinentes, je le reconnais, et fort gentilles, dont ils connaissaient déjà la réponse, mais dont l'objet était de mettre en valeur une décision de la mairie. Chorégraphie bien menée qui charmait le coeur et l'esprit. Cette grande première valait le déplacement. Le sujet était d'importance puisque la mairie mettait au vote l'exercice de son droit de préemption sur un immeuble situé au 153 avenue du Général Leclerc, destiné à la construction de logements sociaux. Nous avons voté pour cette décision bien évidemment. Mais il n'a pas été possible de connaître le nombre exact de logements sociaux, la maire-adjointe compétente ayant oublié ses anti-sèches à moins que la mairie n'ait repéré une perfidie dans cette demande de Denis Peschanski, qui savait que les logements murés du 68 bd Joffre étaient comptabilisés dans le parc social.

Nous étions encore sous le charme de la première tentative de démocratie participative des membres de la majorité quand furent abordées les questions diverses. En fait, il n'y avait qu'une question, celle de Denis Peschanski à propos de la gestion d'un dossier de subvention concernant l'aménagement de la Fontaine du Moulin. Et là, l'ambiance s'est franchement gâtée. Il faut dire que la lettre de Denis Peschanski était très dure. Sa lettre pointait un certain laisser-aller dans le suivi d'une convention avec le SIAAP portant sur une subvention de 450 000 euros. Elle dénonçait en conclusion le manque de sincérité dans les explications apportées aux élus du peuple, en l'occurrence ceux de l'opposition, lors du conseil municipal de septembre. Le maire n'avait pas l'air content. Alors qu'il aurait pu reconnaître une faute vénielle de sa gestion, puisque la subvention a finalement été récupérée et que tout le monde peut se tromper, l'essentiel étant de rattraper ses erreurs, il se lança dans une longue démonstration emberlificotée qui tournait la tête à ceux qui ne connaissaient pas ce dossier. Comme les questions diverses ne font pas l'objet de débat, le bec de l'opposition resta cloué. En fin de séance, le maire a refusé de communiquer le texte de sa réponse qui aurait pu servir à l'édification des citoyens. Nous espérons qu'elle figurera dans sa totalité dans le compte-rendu de ce conseil. Nous pourrons y répondre à notre tour sur ce blog.

Morale de l'histoire : si la mairie avait répondu tout simplement, "on s'est trompé, mais cette erreur n'a pas de conséquence pour les finances de la ville, excepté en frais de trésorerie", l'opposition aurait accepté cette explication. Nul n'est parfait, mais la majorité s'estime infaillible, irréprochable. Nous avons tous des limites, il faut les reconnaître pour progresser.

SIAAP : Syndicat intercommunal pour l'Assainissement de l'Agglomération parisienne

samedi 11 octobre 2008

Nouveauté sur le site : le compte rendu officieux du conseil municipal du 24 septembre

Conseil municipal du 24 septembre 2008 : le compte rendu officieux mais intégral est en ligne. Pour vous faciliter la lecture, une fois le fichier PDF chargé, un sommaire détaillé vous permet d'accéder au sous-chapitre qui vous intéresse en cliquant dessus.

mardi 7 octobre 2008

Bonne nouvelle

Chacun s'interrogeait sur l'ordre du jour du prochain conseil municipal extraordinaire, mercredi 15 octobre. L'urgence est bienvenue: en effet, il s'agit de lancer une opération de logement social à Bourg-la-Reine (une trentaine d'appartements à prévoir). Nous apporterons toutes les précisions après le 15 octobre, mais il va de soi que cette mesure ne peut que nous réjouir. D'autant que, à l'inverse, les logements vides du 68bd Joffre, près de la gare, emmurés pour la plupart, comptent toujours dans le stock des logements sociaux de la ville alors même que, depuis des années, non seulement ils restent inoccupés, mais on impose aux quelques locataires qui y habitent encore des conditions de vie scandaleuses.

mercredi 1 octobre 2008

ça c'est de l'info !

Le journal de BLR est arrivé dans nos boîtes. Direction "tribune de la majorité". J'avoue ne pas comprendre : ce serait l'occasion de défendre le bilan municipal, de creuser tel ou tel dossier etc. Mais depuis des mois, il semble toujours plus difficile à nos collègues de trouver un sujet à proposer au débat. Au risque du faux pas : dans le même journal, dans la tribune que nous consacrons à la rentrée scolaire, nous proposons un tableau mesuré de la situation dans les écoles en précisant, en ouverture, que "la rentrée des classes s'est plutôt bien passée à BLR". La majorité évoque également les nouveaux horaires d'ouverture de la bibliothèque ; or nous avons voté "pour" lors du dernier conseil municipal.
Au risque aussi, toujours pour la majorité, d'une conclusion qui prêtera à sourire : "(Ces actions) témoignent de notre volonté d'agir pour le bien-être de chacun, loin des querelles stériles et des préoccupations idéologiques. C'est cela le véritable changement". Si un "changement" s'imposait, cela signifierait-il que le mandat précédent du maire était marqué par ces "préoccupations idéologiques" ?
Nous ne changerons donc pas d'attitude : vigilants sur tous les dossiers, en jouant le rôle d'opposant qui est de règle dans toute démocratie. Mais aussi prêts à joindre nos voix à la majorité quand la mesure proposée nous semblera positive pour nos concitoyens. Les preuves sont là, à chaque conseil municipal.