mardi 21 octobre 2008

Vivre ensemble

Une pancarte accrochée sur un poteau rue Roeckel annonce la construction sur la ZAC de la Bièvre de 200 logements dont 35 logements sociaux. Pourquoi si peu de logements sociaux (17,5 %) ? On aurait pu profiter de cette nouvelle construction pour rattraper notre retard par rapport à la loi SRU et favoriser la mixité sociale au sein des immeubles. On peut s'en consoler en disant qu' il y a pire. Par exemple les nouveaux immeubles de luxe du "Petit Neuilly" (à plus de 6500 euros le m2) idéalement placés entre la sirène des pompiers et les cloches de Saint-Gilles comptent 0% de logements sociaux. Pour des questions de coût du foncier et de gestion, on a trop souvent privilégié la construction de cités HLM excentrées avec le risque d'accentuer la ségrégation sociale et culturelle par l'inégal accès aux services collectifs. À Bourg-la-Reine, une grande partie des HLM est située aux Bas-Coquarts. Or ce quartier qui rassemble une population largement moins aisée - c'est un euphémisme- que celui de la République, ne comporte ni bibliothèque, ni école de musique, ni salles de réunion. Ses habitants n'ont même pas droit au bus Paladin, pourtant financé par la Communauté d'Agglomération.

PS : il est prévu la construction d'une trentaine de logements sociaux au 153 av. Général Leclerc. D'après les informations officielles, BLR compterait 17% de logements sociaux (objectif SRU : 20%), mais j'ignore sur quelles bases précises est calculé ce chiffre. Quelqu'un pourrait-il m'éclairer ?

lundi 13 octobre 2008

Compte-rendu de la réunion du 7 octobre sur la RD920

Un compte rendu non officiel est disponible au format pdf sur le site bourglareineavenir.fr.

Il a pour but de faire partager ce moment de débat en mélangeant texte et photo de la soirée. L'ensemble de la réunion a été filmé mais par qui ?

samedi 11 octobre 2008

Réunion publique sur la RD 920

RD920

Bourg-la-Reine, salle des Colonnes, 7 octobre : une première réunion d'information est organisée sur l'aménagement de la RD 920 (ex N20) entre Massy et la porte d'Orléans. Un grand succès : 250 personnes ont participé à la présentation et au débat. Soulagement, car le changement de date et une publicité très limitée sur ce changement pouvaient faire craindre le pire. C'est pourquoi nous avions distribué à la gare et dans le quartier un tract appelant à cette réunion. Pour lancer le débat, je souhaiterais ici reprendre l'essentiel de mon intervention, suite à un débat très riche.
En premier lieu soulignons la qualité du travail fourni par l'équipe technique en charge du dossier. On en a appris beaucoup plus que les quelques panneaux présentés en mairie. Les divers scénarios, branche par branche, sont ainsi connus aujourd'hui. A voir sur le site officiel. On reste cependant sur sa faim dans la mesure où l'aménagement de la RD 920 se fait indépendamment de celui de la gare de Bourg-la-Reine, alors même que les deux sont très liés (circuit des bus, gare routière, place de la gare vers rue Roeckel).

  • Résumons les principaux problèmes qui ont été soulevés par nos concitoyens. Le premier se résume en une protestation unanime : non au contre-sens pour les bus de la gare au Champion. Nous avions alerté les habitants dès janvier 2005. Le refus a été général et catégorique, les riverains illustrant les uns après les autres les conséquences d'un tel choix. Deuxième problème : les pistes cyclables. Bonne idée puisqu'il n'y en a toujours pas une seule dans notre ville. Cependant le schéma proposé laisse perplexe : calée sur le côté Est de la Croix de Berny à la place de la Libération, elle passerait côté Ouest avenue du général Leclerc, dans la contre-allée actuelle, avant de repasser côté Est. Réflexion encore inaboutie sans doute, mais affaire à suivre. En outre, la séparation en deux bras (Joffre et Leclerc) va inciter les cyclistes qui veulent rejoindre la place Condorcet et le quartier de la mairie en venant du nord à prendre à contre-sens la piste cyclable prévue avenue Leclerc. Prévoir une voie à double sens pour les vélos sur Leclerc entre la place de la Résistance et la place Condorcet ? Il faudra en tout cas être vigilant, en particulier au croisement de la rue Thorelle, débouché des écoles de la Faïencerie. Troisième problème : l'aménagement prévu place de la Libération est intelligent car il dédouble les possibilités de tourne-à-gauche vers la rue Carnot. Mais c'est insuffisant pour les bus et il faut revoir le projet pour éviter les embouteillages par blocage du rond-point. Simple aménagement aisé à mettre en oeuvre. Dernier problème : la place de la Résistance, et plus généralement l'entrée Nord de la ville. Rien n'est prévu à ce jour.
  • Il faut enfin relever quelques points aveugles. Tel est d'abord et avant tout le cas pour l'articulation entre l'aménagement de la gare et celui de la RD920. Il est même stupéfiant qu'on puisse séparer les deux, même si les intervenants ne sont pas nécessairement les mêmes. Le contre-sens, par exemple, a été avancé par la RATP et le maire comme une réponse à la question de la circulation des bus passant par la gare. Il existe pourtant d'autres possibilités. Ensuite, dans tous les scénarios proposés pour le bd Joffre, on laisse de côté des questions majeures : le 197 (pourtant le bus le plus important, puisqu'il suit la D920 depuis la porte d'Orléans) est mal pris en compte ; on n'évoque pas les cars d'entreprises qui récupèrent les employés chaque matin ; et le marché, avec les difficultés que l'on connaît les mercredi et samedi matin, reste curieusement oublié.

Au total, on ne peut que se réjouir de constater qu'on se confronte enfin au défi de cet axe nord<=>sud. Il faudra cependant suivre une règle d'or : solliciter l'avis des citoyens et, surtout, en tenir compte. C'est bien pour améliorer leur vie quotidienne qu'un tel programme s'impose.