mardi 30 juin 2009

Grippe A : rassurés

Le communiqué de la mairie vien de tomber :

"Mardi 30 juin - 14h31

La Mairie vous informe, que par décision préfectorale, le groupe scolaire de la Faïencerie rouvrira à partir de demain, mercredi 1er juillet. Les centres de loisirs fonctionneront normalement à partir de cette date et l'école sera ouverte jeudi 2 juillet."

vendredi 26 juin 2009

Quel avenir pour la Résidence Universitaire Jean Zay d'Antony (RUA) ?

Un fois de plus il y une situation d'urgence à la RUA, les étudiants logé dans le bâtiment C ont recevu une lettre du CROUS leur donnant l'ordre de libérer leur chambre pour "des travaux qui ne peuvent être réalisés sur site occupé". Et quand le président de la CAHB (Communauté d'Agglomération des Hauts-de-Bièvre) indique qu'il espère que le bâtiment C sera détruit.… qu'il dit que les nouveaux logements ne seront pas reconstruits sur ce site et que la fermeture du bâtiment C est une première phase, il y a de quoi s'inquiéter pour cet ensemble exceptionnel de logement universitaire (2050 logements) surtout à une époque où il y a un manque important de logement social étudiant.

Il est a craindre que les bulldozers soient déjà prévus pour dégager la place et ouvrir la voie aux investisseurs privés sur un site admirablement situé…

Comment agir :

- Signer la pétition à l’appel du collectif « Pour donner un avenir à la RUA »  : dont voici un extrait Nous, habitants d’Antony, de la Communauté d’Agglomération des Hauts de Bièvre (CAHB) ou d’ailleurs en France et dans le monde, tenons à exprimer notre volonté que soit donné un avenir à la Résidence Universitaire Jean Zay à Antony, la plus grande Résidence pour le logement social étudiant d’Europe. Nous nous élevons contre les projets de la Communauté d’Agglomération qui tente d’obtenir la propriété et le contrôle définitif de la résidence. La CAHB n’a ni les moyens ni la volonté d’engager des travaux sans détruire une grande partie de la RUA. C’est inacceptable à un moment où il est urgent de remédier à la dramatique pénurie de logement social étudiant en Ile de France. Nous sommes solidaires des objectifs et des propositions suivants : La résidence Jean Zay doit conserver au moins sa capacité d’accueil actuelle : 2050 logements pour loger environ 2500 étudiants aux revenus modestes. Les travaux de sécurité sans cesse retardés doivent être engagés sans délai et un plan de réhabilitation d’ensemble décidé et réalisé au plus vite.

- Manifester votre opposition à la démolition du bâtiment C et exiger sa réhabilitation
à l'occasion de la réunion du conseil de la CAHB le vendredi 26 juin à 19h30 devant l'hôtel de ville d'Antony.

- Visite de la RUA le Samedi 27 juin 2009
Rendez-vous devant le bâtiment F au 25, av Gallieni. 92160 Antony
12h30 Pique-nique et échanges : " Quel avenir pour la RUA ? "
15h00 Visite guidée historique et architecturale

Pour plus d'informations :
- site de l'Association des Amis de la RUA
- une présentation des péripéties historiques de la RUA Jean Zay

mardi 9 juin 2009

Une analyse

La force en politique c’est de reconnaître les défaites et de les assumer. Inutile donc d’accuser les autres : si le PS a été sanctionné aujourd’hui, il le doit d’abord à lui-même et il doit, à l’évidence, en tirer les conséquences. Comme responsable socialiste du Bourg-la-Reine, je propose ici quelques réflexions, très provisoires, que m’inspirent les résultats des Européennes.

La première leçon à tirer tient dans les abstentions. Que ce phénomène soit largement partagé dans tous les pays d’Europe, plus encore dans ceux qui, à l’Est, sont les premiers bénéficiaires de l’Union, conduit à une évidence : c’est d’abord l’Europe telle qu’elle existe qui a été sanctionnée. Incertitudes sur l’identité européenne, sentiment que tout se décide loin, très loin, par des technocrates peu au fait des réalités de la base et qui ne rendent jamais de comptes, construction européenne très centrée sur la libre concurrence sans grand projet social et politique, conviction qu’on ne pèsera pas par son vote tant son dilués les résultats et tant les élus semblent si lointains (fonction oblige aussi) : on pourrait trouver d’autres raisons encore, mais, à l’évidence, l’Europe « ne prend pas ». C’est donc tout cela qu’il faut changer.

Cette perception n’est pas pour rien dans le profil atypique que prennent tous les 5 ans ces élections européennes. Le mode de scrutin, entièrement proportionnel et par grandes régions totalement illisibles, y participe aussi. C’est au total le moment idéal, car considéré, à tort, sans risques, pour faire passer des messages. C’est à chaque fois le cas. C’est donc un message clair que les abstentionnistes, particulièrement nombreux dans les quartiers populaires (ex. : 65% aux Bas Coquarts contre 47% pour la moyenne de Bourg-la-Reine ; on y trouve aussi un score très bas de l’UMP avec 17%, en 3e position derrière le PS et les Verts), et ceux qui ont voté pour les Verts ont décidé de faire passer : le Parti socialiste n’est pas à l’heure actuelle une solution alternative crédible. Pour résumer ce qu’on a entendu depuis des mois : il est miné par des luttes internes et se regarde le nombril ; il n’a pas de programme clair ; il n’émerge pas de personnalités crédibles au niveau national et international. On peut à la fois critiquer la politique de Sarkozy car, de fait, elle coute cher à tous et, en particulier, à ceux qui sont déjà les plus touchés par la crise, et faire des propositions programmatiques. Il y a une vraie révolution culturelle et organisationnelle à mener, mais elle ne se fera pas si chacun reste dans son coin et attend que la transformation se fasse.

Les Verts sont à l’évidence les grands vainqueurs de cette élection. Ils ont profité de ce vote-avertissement contre le PS, de la qualité de ses principaux candidats, de la sensibilité croissante aux questions écologiques et du rejet de la politique de Sarkozy, car les Verts ont été sans ambigüité sur leur positionnement politique. C’est spectaculaire dans des villes comme Bourg-la-Reine dont la composition sociologique (couches moyennes, moyennes-supérieures) est le cœur de cible habituel. Le très mauvais score du Modem tient dans le positionnement hyper personnel de la campagne, alors même que l’Europe était un thème privilégié de François Bayrou. Mais en se fixant comme seul horizon les présidentielles, il s’est trompé d’élection. Il pensait récupérer les déçus du PS (comme il l’avait fait en partie en 2007) en chargeant Sarkozy. En se trompant d’élections et en attaquant en fin de course bassement Dany Cohn-Bendit, il a suscité un mouvement de rejet de cet électorat volatile de gauche qui s’est réorienté vers les Verts d’autant que ces derniers étaient sans ambiguïté sur leurs alliances.
Le score du Front de gauche n’est pas à la hauteur des espérances de Jean-Luc Mélenchon mais, avec plus de 6%, il redonne un peu d’air à cette gauche de la gauche qui souhaite une vraie alliance gouvernementale à la différence du NPA de Besancenot qui se trouve sanctionné.

Cela conduit à nuancer les messages de victoire de l’UMP. C’est évidemment un score élevé et, surtout, l’écart dans une élection à un tour est très important avec le second. Sarkozy le doit à sa capacité à réunir toutes les droites. Il y a donc bien victoire car, en face, c’est l’atomisation qui prédomine. L’addition des voix de droite montre cependant qu’il ne dispose pratiquement pas de réserves à droite. Tout le jeu du président sera donc de dire que ses réserves se trouvent, entre autres, chez les Verts. On doit s’attendre à de grandes déclarations de principe sur l’urgence écologique qui, comme on l’a vu déjà, sont contredites par la réalité de sa politique. Toute la propagande officielle est mobilisée pour dire que ce sont les pseudo-réformes qui sont plébiscitées. Il y a donc du travail sur la planche pour le nouveau parti socialiste et, plus généralement, pour tous ceux qui souhaitent dessiner un autre avenir.