Le 9 avril, le conseil municipal examinera le budget 2010 et l'augmentation des taxes locales.
D'importants débats sont à prévoir sur les finances communales présentes et à venir.
En effet, le budget 2010 confirme l'inquiétante dérive de l'endettement lié à l'emballement des investissements. Depuis des années nous réclamons sans jamais être entendus une programmation pluriannuelle des investissements et un suivi plus rigoureux du budget des opérations. À chaque exercice budgétaire, la mairie se contente d'équilibrer vaille que vaille le budget en augmentant les impôts sans jamais se préoccuper des conséquences à long terme de ses choix.
Dès 2010, les contribuables paieront l'imprévoyance de l'exécutif municipal. Selon nos estimations, si l'on continue de la sorte, la situation deviendra intolérable à moyen terme. Nous ferons le point sur ce blog après le conseil municipal mais il serait souhaitable que de nombreux Réginaburgiens viennent s'informer directement en assistant au conseil municipal le 9 avril à 19 h à la mairie.
Compte-rendu du conseil municipal du 9 avril
Devant la gravité de la situation budgétaire actuelle et surtout à venir (l'endettement a doublé en 5 ans passant de 16 Millions € à presque 32 Millions €) et le refus persistant du maire de réfléchir à une politique d'investissement responsable, Denis Peschanski a demandé une interruption de séance. Au retour de la réunion des élus de l'opposition, il a demandé un vote à bulletin secret du budget. Pour voter à bulletin secret sur des sujets qui ne concernent pas des personnes, il faut une majorité d'un tiers des présents. Voter en faveur du vote secret, c'est paradoxalement pour un membre de la majorité une façon de s'opposer publiquement au maire. Seul un courageux conseiller de la majorité a osé le faire. Compte tenu des forces en présence (8 élus de l'opposition, 21 élus de la majorité), la demande de Denis Peschanski a été repoussée à une voix près. C'est dommage, car un vote à bulletin secret aurait permis aux élus de la majorité conscients de la gravité de la situation de s'exprimer en conscience.
Laure Thibaut s'inquiète de la dérive budgétaire sur le site du MoDem BLR
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