Lundi 22 mars 2010, 2ème réunion publique sur le PLU à l'espace Kessel. Le maire excuse le retard de Martine Parésys l'adjointe à l'urbanisme, nouvelle conseillère d'opposition de droite à la région. L'animateur-journaliste nous prévient que c'est lui le chef des débats et que le public doit demander la parole avant de la prendre. Surtout pas de désordre, on ne doit pas parler à tort et à travers comme à la télé un soir d'élection. La studieuse lecture du powerpoint par les intervenants suit cette mise en garde. On peut entendre les mouches voler pendant les exposés.
Quand l'adjointe à l'urbanisme nous rejoint après sa réunion au sommet avec l'UMP régionale, elle est obséquieusement félicitée par le journaliste-animateur pour son élection. Je ne suis pour rien dans cette élection mais je ne veux pas gâcher l'ambiance en le disant trop fort. Plus tard, l'animateur vantera les mérites de l'idéologie libérale et, nous prenant pour des demeurés qui ne comprennent rien à rien, nous reprochera d'attendre trop de l'intervention publique alors qu'on vit dans une société libérale.
S'il faut laisser faire la main invisible du marché sans rien faire, à quoi sert ce genre de réunion ? Comme à l'accoutumée aucun document n'est remis aux participants. Toujours le goût de la rétention d'informations. Le maire ne donne aucune orientation, soi-disant parce qu'il attend des propositions des habitants, mais comme celles-ci seront forcément contradictoires, il ne retiendra que ce qui l'arrange. Cela rappelle le refus d'une programmation pluriannuelle des investissements.
Aucune information sur les besoins de la population. Les réunions publiques ne suffisent pas à estimer ces besoins, car on peut constater que les personnes concernées par le logement social ne sont pas dans la salle. Quand je pose la question sur les besoins en logements sociaux, le représentant de la CAHB trouve cette question incongrue. Il ne trouve rien de mieux à répondre que "tout le monde sait bien que les besoins excèdent l'offre". Il ne sait rien de plus "précis". Heureusement que Françoise Schoeller donne ses chiffres (450 demandes à BLR dont demandes de mobilité, et 900 hors commune). Or, on construirait 10 à 15 logements sociaux par an dans la ville. Un gouffre entre les besoins et la demande.
Une question est posée sur les réserves foncières. Le maire en donne la maigre liste de la ville mais oublie les réserves privées.
Des commerçants présents dénoncent les conditions dans lesquelles les nouveaux emplacements commerciaux de la ZAC ont été cédés à un organisme privé, qui va faire son beurre en pratiquant des loyers élevés. À cela le maire répond que les commerçants lisent trop certaines mauvaises publications (d'opposition, il va sans dire) et donne la preuve de l'efficacité de son action : les commerçants qui partent empochent de belles indemnités leur permettant de s'offrir des maisons de campagne. À la sortie, quelqu'un suggère que la responsable de l'urbanisme n'avait pas envie de faire le travail. Pourtant notre maire s'occupe du développement économique de la CAHB. J'ai du mal à comprendre.
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