La sécurité publique reste un sujet tabou. Les statistiques détaillées de la délinquance de notre ville ne sont accessibles ni aux habitants, ni aux conseillers municipaux de l'opposition. On apprend les choses par ouïe dire. J'ai entendu parler d'un braquage tragique il y a quelques années à l'Intermarché, de braquages plus récents au Champion, à Monoprix et dans les commerces du bd Joffre. De nombreux Réginaburgiens ont été victimes de cambriolages. Une demi-douzaine de mes voisins m'ont dit avoir été cambriolés, à plusieurs reprises pour certains, ces dernières années. La police semble connaître les bandes qui sont à l'oeuvre, mais je n'ai pas entendu parler d'affaire élucidée.  Début mai une bagarre a opposé une quarantaine de jeunes appartenant à deux bandes de villes voisines qui s'étaient donné rendez-vous à BLR (les villes des bagarreurs ne font pas partie de la CAHB. L'honneur est sauf !). Pendant quelques heures, un de nos quartiers a pris des airs de Chicago selon les dires de certains de ses habitants. La police serait intervenue à plusieurs reprises. Pendant ce temps là, on est tous filmés en sortant du marché comme si on montait les marches du Festival de Cannes. Ce matin, en rentrant chez moi, j'ai envoyé un baiser aux caméras de surveillance de la rue Roeckel et de la Gare RER qui filmaient le tout-venant des passants. Espérons que cette facétie divertira le policier de service, si tant est que les enregistrements soient visionnés en temps réel. Mais je me suis bien gardée de crier : "Sarko, je te vois".