dimanche 23 novembre 2008

Faire-part

Leurs proches, familles, amis, voisins, les associations du collectif Les Morts de la Rue ont la tristesse de vous faire-part de leur décès : de mi-mai à mi-octobre 2008, 131 personnes sont mortes dans la rue. Ils ou elles ont vécu en moyenne 48 ans (alors que l'espérance de vie nationale est de 81 ans).

Pour honorer leur décès, faciliter le deuil des familles et des proches et interpeller sur la mort prématurée des personnes de la rue, le collectif Les Morts de la Rue édite deux fois par an un faire-part pour les personnes de la rue dont il a eu connaissance du décès. Les bénévoles de la région parisienne accompagnent également les personnes décédées isolées – dont ni famille ni proche n'ont été retrouvés ou n'ont pu être présents – lors de leur inhumation au cimetière parisien de Thiais (à 10 minutes de Bourg la Reine), lisant un texte et déposant des fleurs sur les tombes. Un hommage public sera rendu aux morts de la rue (lecture des noms des personnes décédées, témoignages) mercredi 26 novembre à 18h, Fontaine des Innocents (place Joachim du Bellay, les Halles) à Paris.

Pour plus de renseignements : www.mortsdelarue.org

Collectif Les Morts de la Rue, 72 rue Orfilla 75020 Paris.

mercredi 19 novembre 2008

Banque alimentaire : collecte du 28 au 30 novembre

Plus que jamais, la banque alimentaire a besoin de vos dons. Une collecte est prévue du 28 au 30 novembre. Si vous souhaitez donner un coup de main (tenue d'un stand 1h par exemple), n'hésitez pas à nous contacter (blravenir@free.fr); nous transmettrons aux responsables de la banque alimentaire sur la ville.
Actualisation : nous apprenons qu'il y a désormais assez de volontaires. Merci à eux, et merci à tous, par avance, de penser à la Banque alimentaire quand vous ferez vos courses le week-end prochain.

Défendre l'école

20 novembre à 14h30: une grande manifestation réunissant en particulier les enseignants et les parents partira du Luxembourg à destination du ministère de l'Education nationale. Le message qu'a laissé ici-même Florence Maurice sur le RASED illustre le vrai danger que les mesures actuelles font courir à l'école. Et qu'on ne nous parle pas de réforme "qualitative" ! La logique gouvernementale est simple, elle est comptable : on cherche avant tout à diminuer le nombre d'enseignants, donc de fonctionnaires, pour faire des économies budgétaires. Sur le dos de nos enfants.
- On compte déjà 11.200 suppressions de postes cette année ; il en est prévu encore 40.000 en trois ans.
- On diminue le nombre d'heures en école primaire en appliquant des horaires inadaptés au rythme de l'enfant
- Les RASED (réseaux d'aide spécialisées aux enfants en difficultés) sont donc menacés de disparition
- Le ministre annonce une nouvelle réforme des lycées sans concertation.
La liste est longue; elle n'est pas exhaustive. Elle permet de comprendre pourquoi la grève de jeudi s'annonce massive dans les écoles. Elle explique pourquoi nous sommes tous concernés et pourquoi vous êtes appelés à vous joindre à cette manifestation.

lundi 17 novembre 2008

Suppression du RASED : 200 000 enfants abandonnés par l'Education nationale

Les conseils des écoles de Bourg la Reine ont voté une motion contre la suppression des Réseaux d'Aides Spécialisées aux Elèves (RASED), programmée par le ministre de l'Education nationale à compter de la rentrée de septembre 2009, qui verra une première vague de 3000 maîtres spécialisés supprimée.

Créés en 1990, les RASED contribuent à prévenir et à réduire les difficultés d'apprentissages ou relationnelles que les enfants rencontrent à l'école, en apportant, au sein même de l'école, une aide pédagogique, rééducative et/ou psychologique chaque fois qu'une réponse pédagogique classique ne suffit pas. Principal objectif de leur action : instaurer ou restaurer le désir d'apprendre.

Cette suppression est d'autant plus mal vécue à Bourg la Reine que les parents d'élèves se battent depuis des années pour obtenir que les maîtres spécialisés E (aide pédagogique) interviennent dans toutes les écoles de la ville et pour qu'un maître G (aide rééducative) soit nommé sur la circonscription, ce qui est enfin le cas pour la première fois (depuis 1990 !) cette année. N'y a-t-il plus de besoins ? Sûrement pas, puisque même avec les RASED, il subsiste chaque année environ 15% d'enfants en échec scolaire … Les RASED seront-ils remplacés par un dispositif d'aide plus performant ? Non plus, l'idée est de remettre les enseignants spécialisés dans des classes "normales" et d'adresser les élèves en difficulté vers les CMPP (Centre Médico-Psycho-Pédagogiques), dispositif inadapté à la plupart des difficultés rencontrées par ces enfants ("Les CMPP pratiquent le diagnostic et le traitement des enfants inadaptés mentaux dont l’inadaptation est liée à des troubles neuropsychiques ou à des troubles du comportement"), et totalement saturé (six mois d'attente en moyenne), et autres thérapeutes libéraux que bien entendu tous les parents peuvent offrir à leurs enfants, à moins que ce ne soit aux frais de la Sécurité sociale qui n'a pas besoin de cela.

L'action des RASED est-elle devenue superflue grâce au nouveau dispositif de soutien scolaire mis en place suite à la suppression des heures de cours du samedi matin ? Les enseignants, les enseignants spécialisés, les directeurs d'école et les psychologues scolaires ont réaffirmé la complémentarité des deux dispositifs lors des Conseils d'école : en aucun cas le soutien classique dispensé par les enseignants ne pourra remplacer les aides spécialisées. Les enseignants, les parents et les équipes pédagogiques se mobilisent - la pétition "sauvons les RASED" a déjà recueilli plus de 144 000 signatures, voir ci-dessous -, alertés depuis mai dernier par une pseudo gaffe d'un ancien ministre de l'Education nationale qui déclarait dans un entretien radiodiffusé que la suppression des heures de cours du samedi matin et l'instauration du dispositif de soutien animé par les enseignants "classiques" n'était certes pas une bonne chose pour les élèves et encore moins pour ceux qui connaissent des difficultés, mais qu'elle était indispensable pour alléger la dette publique (et que c'était bien là notre principale responsabilité vis-à-vis des générations futures …), en permettant indirectement de supprimer les 9 000 postes de maîtres spécialisés des RASED (écouter cet entretien : lien ci-dessous).

Au-delà du démantèlement programmé de tout ce qui fait la force de l'enseignement en France (l'école maternelle est aussi menacée), la question se pose de la prise en compte des élèves en difficulté : qui sont-ils ? Pourquoi leur sort n'intéresse-t-il pas les dirigeants de ce pays ? Pourquoi sont-ils sciemment privés de réussite scolaire, essentielle en France ? Parfois issus des "meilleurs" milieux socio-culturels et juste différents, ils sont néanmoins le plus souvent issus des ghettos urbains ou des régions rurales abandonnées, comme l'écrit Pascal Ourghanlian, enseignant spécialisé, référent pour la scolarisation des élèves handicapés sur le site du "Café pédagogique" (lien ci-dessous) : black, beurs ou français "de souche" des classes défavorisées, qui parfois refusent le système, mais le plus souvent s'épuisent tout simplement à essayer de s'y intégrer. Ils devront désormais "faire semblant d'être élèves, se dépatouiller tous seuls avec des notions hors de portée*, taire leur malaise psychique face à un monde qu'ils ne comprennent pas(…) Ceux que l'on a abandonnés, une première fois dans un groupe qui n'était pas à leur mesure, une deuxième lorsque les aides éducateurs ont été requis auprès des seuls enfants handicapés, une troisième désormais en les privant de l'aide des enseignants spécialisés".

Comme le dit Vincent Mérand, enseignant spécialisé lui aussi, dans un article publié sur le site de Rue 89 (lien ci-dessous), "la destruction de ces métiers est sans précédent dans l'Education nationale. Ce n'est pas vouloir garder un privilège que de se battre pour le maintien des aides spécialisées à l'école. C'est croire que tous les élèves auront encore une chance de réussite à l'école".

- Sur le l'infini désarroi des "mauvais élèves", lire le témoignages de Daniel Pennac dans "Chagrin d'école" (Gallimard)

- Pour plus d'informations sur le fonctionnement des RASED ,

- Pour signer la pétition contre la suppression des RASED ,

- La "gaffe" de l'ancien ministre,

- Pascal Ourghanlian, enseignant spécialisé ,

- Lire l'article de Vincent Mérand sur Rue 89 ,

Florence

lundi 10 novembre 2008

Ordre du jour du conseil municipal du 12 novembre 2008

pour consulter l'ordre du jour : bourglareineavenir.fr ou télécharger l'ordre du jour en pdf

mercredi 5 novembre 2008

Débat public sur la gestion de l'eau le 15 novembre à Chatenay

eau

Tribune de la majorité en progrès

Nos efforts n'auront pas été vains. Le 2 octobre nous avions pointé le ton excité et complètement hors de propos de la tribune de la majorité. Ce mois-ci, je dois reconnaître la bonne tenue de sa tribune. Visiblement, le calamiteux rédacteur du mois dernier a été privé de clavier. Les nouveaux rédacteurs savent construire une argumentation. Cette observation n'implique évidemment pas mon adhésion au contenu. Nous savons bien que la proposition de la majorité de passer en dernier recours à une régie directe pour le marché est de pure forme puisqu'elle n'a lancé aucune étude préalable. D'autre part, la mairie prétend avoir repris en mains la gestion HLM, mais c'est tout de même la même majorité aux manettes depuis des années qui a laissé la situation financière de l'office se dégrader.

Les points positifs 1) l'effort d'argumentation et l'abandon de la polémique creuse 2) la prise en compte de nos observations au conseil municipal, ne doivent pas nous leurrer. Pour l'essentiel, la politique municipale ne change pas même si son affichage se fait de manière plus intelligente.

samedi 1 novembre 2008

La crise financière et les collectivités locales

Des organismes financiers ont vendu aux collectivités locales des prêts "exotiques" à taux variable qui peuvent se révéler extrêmement coûteux pour les contribuables. Claude Bartolone, président (PS) du conseil général de Seine-Saint-Denis a constaté que 97% des emprunts de la Seine-Saint-Denis seraient constitués de prêts toxiques. Il annonce sa décision "d'ester en justice contre les prêteurs de la collectivité. Michel Klopfer, consultant, décrit en quoi les produits incriminés recèlent potentiellement une réelle 'toxicité'." Allez voir le reportage de Jacques Paquier pour La Gazette des communes. http://www.dailymotion.com/relevance/search/claude%2Bbartolone/video/x78sin_claude-bartolone-et-michel-klopfer_news

Dans son blog, Philippe Laurent, maire de Sceaux, analyse les effets de la crise financière sur les collectivités locales. On souhaiterait que notre mairie communique sur ce sujet en direct avec les habitants comme le fait le maire de Sceaux. Dans l'immédiat, nous attendons pour le conseil municipal de novembre une information sur la nature des prêts contractés par la ville ( règles d'indexation des taux d'intérêt des emprunts, évolution probable...).