mardi 30 septembre 2008

La crise et le syndrome de Tchernobyl

Rappelez-vous : en 1986 le nuage radioactif de Tchernobyl s'était miraculeusement arrêté à la frontière française. Jusqu'il y a quelques jours, c'est le discours que nous avons entendu de la part de nos gouvernants. Encore à la mi-août la ministre de l'économie nous annonçait que la crise était derrière nous : la France ne serait pas touchée par la contagion des "subprimes". Des mois durant on nous a vanté la solidité du système bancaire français et la capacité de résistance de "l'économie réelle", celle de nos industries en particulier.
Il serait idiot de minimiser le rôle de la crise mondiale dans la crise française. Pour autant, on attendait deux choses du gouvernement Fillon et de l'hyperprésident Sarkozy : un bon diagnostic, qui mesure les dégâts et permette d'anticiper un minimum les scénarios de crise, et des mesures en conséquence qui prennent en compte les exigences de la justice sociale et de l'équité. Pourquoi ? Non seulement parce que c'est juste, moralement et socialement. Mais parce que c'est indispensable économiquement. On ne rétablit pas la confiance sur l'inégalité.
Le bouclier fiscal (pour les plus riches) devait nous apporter la croissance. La surveillance accrue des chômeurs devait permettre une baisse du chômage "réel". Les franchises médicales devaient conduire à un rétablissement des comptes de la sécurité sociale. Faites vous-mêmes le bilan: avec un trimestre en décroissance, la France approche de la récession ; il faut remonter à 1993, il y a 15 ans, pour trouver pareille augmentation du chômage en un mois ; on annonce un déficit abyssal de la sécurité sociale. Dans le même temps, le candidat qui s'annonçait comme "le président du pouvoir d'achat" a fait ses preuves. Pour l'essentiel, les mesures qu'il a prises ont d'abord profité aux plus riches ; pour eux, d'une certaine façon, la promesse a été tenue. Et à quel prix pour tous les autres !
Une simple rappel : tous les chiffres catastrophiques qui sont sortis ces dernières semaines sont antérieurs à l'effondrement des marchés financiers. N'en ajoutant donc pas sur l'impact de la crise américaine qui est encore devant nous pour beaucoup. Une simple constatation : en vidant les caisses en 2007-2008 par une politique aussi aventureuse économiquement qu'injuste socialement, le président de la République s'est privé de marges de manoeuvre budgétaires pour faire face, aujourd'hui, à une crise d'une exceptionnelle gravité.
Et la politique locale dans tout cela ? On ne peut, déjà, se désintéresser du sort de tous nos concitoyens, et donc de la politique nationale. Mais, en outre, les villes sont touchées. Pourquoi ? Depuis un an, le gouvernement a multiplié les mesures de désengagement de l'Etat en chargeant toujours davantage le fardeau des collectivités territoriales. Les marges que l'Etat perd par sa politique nationale, il essaie de les retrouver sur le dos de ces collectivités et, au bout du compte, sur le dos des contribuables. Si ce n'est que - coup de passe-passe - il pourra toujours dire que ce sont elles qui portent la responsabilité de l'augmentation des impôts. Un exemple : le Fonds de compensation de la TVA (voir le papier sur le FCTVA d'il y a quelques jours). En un mot: jusqu'à ce jour les communes se voyaient rembourser la TVA sur les investissements (c'était logique: ces investissements étaient payés par les impôts locaux); en deux ans, la réforme prévoit qu'elles ne seront plus remboursées. Un autre exemple : on veut supprimer définitivement la taxe professionnelle. De fait, cet impôt local était pour le moins discutable. Mais qu'est-il prévu pour compenser ce manque à gagner (pour les communautés de commune, et par ricochet pour els communes) ? J'ajouterai une mesure, particulièrement cynique, même si elle ne touche pas notre ville : l'Etat vient de redéfinir les critères d'attribution de subventions aux communes ayant des "quartiers sensibles". Résultat : des dizaines de villes de la région, dont note voisine Bagneux, se voient privées de ce soutien.

Face à ce désengagement systématique, les maires ont réagi. L'Association des Maires de France, toutes couleurs politiques confondues, a protesté. Le maire de Fontenay-aux-Roses, le socialiste Pascal Buchet, a souhaité que chaque conseil municipal du 92 se prononce officiellement contre le désengagement de l'Etat sur la question concrète du FCTVA. Le maire aurait pu profiter du conseil municipal du 24 septembre dernier pour proposer une motion. Plus encore, il aurait pu fournir toute information utile aux citoyens sur l'impact budgétaire de ces mesures pour la ville. Ce débat s'impose. La victoire (très étriquée) aux élections ne vaut pas délégation de pouvoir. La démocratie n'est pas compatible avec l'opacité.

lundi 29 septembre 2008

41.300 chômeurs en plus en août, mais, en Corse, "les copains d'abord"

" Les copains d'abord" ce n'était pas le radeau de la méduse ce bateau, mais c'était en Corse et en Ile de France.
La maison de Christian Clavier en Corse est elle classée au patrimoine national? Non.
Au détour d'un article du monde.fr du 25 septembre 2008 , enquête d'Isabelle Mandraud, quelle ne fut pas ma stupeur d'y apprendre que la maison de C Clavier en Corse nécessite désormais une garde permanente de 15 gendarmes...rien que ça....c'est ainsi que sont dilapidés les deniers publics (nos impôts).
Voici comment l'interventionnisme du Chef de l'état sur un sujet mineur c'est transformé en affaire d'Etat. J'étais en Corse au moment des faits: le 30 août dernier, quelques nationalistes corses, sous contrôle des forces de gendarmerie, ont foulé la pelouse du jardin de C Clavier. Ce fut un échec total des nationalistes à en faire une affaire médiatique. Attention! Je ne cautionne pas cette intrusion; je la condamne. Sauf que, juste après les faits, personne n'en parlait.
Et puis, patatras. Le 2 septembre (affaire d'Etat) tout s'emballe, j'apprends par la radio le limogeage immédiat (sans enquête) de Dominique Rossi 1 er flic de Corse en place depuis 1999, réputé pour l'efficacité de son travail, surtout dans le milieu nationaliste qu'il a réduit à la portion congrue. Les TV, les radios, la presse locale et nationale en font leur gros titres. Résultat des courses :Les nationalistes ont eu la vedette et leur chef de file a été l'invité de France 3 édition nationale.
Ces jours derniers à New York Nicolas Sarkozy a eu cette phrase "Carla je ne suis pas de gauche mais j'aime la justice". Mais, au fait, de qu'elle justice parlait il? Celle des copains d'abord? Des 15 gendarmes pour surveiller la maison vide de C Clavier?
Autre petit rappel. Le 27 juin dernier l'appartement de S Royal , responsable politique nationale, a été mis a sac. Pas un mot du Président ni de sa ministre de l'intérieur, ne serait ce que pour dire que la lumière serait faite, mais les aboyeurs le l'UMP se sont déchainés. F Fillon en tête : "Madame Royal a pété un plomb". C'est un véritable scandale.
Ces deux affaires me font craindre que l'on ne s'installe dans une démocratie sélective, telle que la conçoit Nicolas Sarkozy. Personnellement je trouve cela très inquiétant....

Marie Antoinette

samedi 27 septembre 2008

Nouvel éditorial sur le site

Site

L'éditorial d'octobre est présentée sur le site www.bourglareineavenir.fr.

Premier bilan de la rentrée, travaux, semaine de 4 jours, avis local en échos avec ce qui ce passe au national entre autres choses et premier dessin.

Bonne lecture et n'hésitez pas : réagissez ici, sur le blog.

Square de la fontaine du moulin. Un aménagement qui traine et des promesses non tenues

Fontaine du Moulin

Nous sommes fin septembre, les travaux du square devaient terminer le 29 Août, et c'est toujours en chantier.

La nuit tombe de plus en plus vite et le jour se lève de plus en plus tard, et la traversée des rues va devenir de plus en plus dangereuse pour les gamins. Je suis allée chercher mon fils à la salle d'arme à 19h30 et franchement entre chien et loup c'est limite point de vue sécurité.

Si il y a des problèmes avec le square, qu'il le ferme au public mais qu'il remette les trottoirs en état, et permette ainsi aux gamins de les emprunter.

Isabelle DUMAS

vendredi 26 septembre 2008

Un blog plus lisible

Pour vous y retrouver plus facilement, la présentation du blog évolue. Vous trouverez toujours sous l'onglet "accueil" toutes les contributions classées par ordre chronologique, avec les commentaires attachés. Mais des onglets thématiques vous permettront en outre de lire plus aisément tous les textes relevant du même thème, à savoir la ville, l'urbanisme, l'école, les finances, les affaires sociales. Plusieurs remarques nous avaient été faites en ce sens. Merci de nous aider encore à améliorer cet espace de débats.

jeudi 25 septembre 2008

Bientôt le compte rendu du conseil municipal du 24 septembre

Grâce à Andrée et Séverine, vous aurez rapidement un compte rendu (officieux, mais complet) du conseil municipal qui s'est tenu hier soir. A noter en particulier : le maire mis en difficulté dans sa volonté de relancer une délégation de service public pour le marché (plutôt qu'une régie directe par les services de la mairie), malgré le scandale que nous avons révélé depuis plus d'un an ; de nouveaux horaires et de nouveaux tarifs pour la bibliothèque (plus accessible) ; des interrogations sur certaines subventions (venues tardivement, ou en baisse sensible) ; une négociation en cours avec les assistantes maternelles municipales (crèche familiale) ; transfert de compétence vers la communauté d'agglomération des Hauts-de-Bièvre pour le Conservatoire. Alors un peu de patience, mais vous serez "servis" avec plus d'un mois d'avance sur le compte rendu officiel.

Conseil municipal

mercredi 24 septembre 2008

Quid du FCTVA ? Alarme sur le budget des collectivités territoriales

Il y a maintenant plusieurs semaines que les maires de Fontenay-aux-Roses (Pascal Buchet) et de Sceaux (Philippe Laurent) alertent les élus sur une réforme en cours dont le résultat s'annonce catastrophique pour les communes. Pascal Buchet a lancé une pétition en ce sens. Notre ami Laurent de "forum BLR" a repris à juste titre l'information.
En effet, l'Etat avait mis en place un Fonds de Compensation de la TVA qui avait donc pour fonction de rembourser aux collectivités territoriales la TVA de 19,6% sur tout nouvel investissement. Or c'est cette compensation qui est remise en cause par le Gouvernement, en deux temps (budgets 2009 et 2010). Comme le note Pascal Buchet:l’investissement local contribue pourtant à hauteur de 73% à l’investissement public en France et il est un des plus importants facteurs de la croissance économique.
Le résultat est simple: soit on ampute de 20% les investissements, soit on augmente les impôts locaux pour compenser la démission de l'Etat.
Avant de tirer la sonnette d'alarme, nous attendions de savoir si le maire de BLR allait mettre à l'ordre du jour du prochain conseil cette question d'une extrême gravité qui, en outre, s'ajoute à toutes les mesures de désengagement de l'Etat sur le dos des collectivités territoriales. Ce ne sera pas le cas. Deux solutions : soit le maire et ses adjoints n'ont pas encore pris conscience de cette mesure ; soit ils sont tellement guidés par leurs choix politiques qu'ils se refusent à partager avec des maires de toutes tendances et avec les concitoyens une colère légitime à l'encontre du Gouvernement. Peut-être y a-t-il des deux.
Vous trouverez ci-dessous le voeu que le maire de Fontenay propose de soumettre au vote de tous les conseils municipaux. Bonne base de discussion pour le moins :

"Considérant que le Gouvernement veut intégrer le fonds de compensation de la TVA dans l’enveloppe des dotations 2009 et le supprimer dès 2010, ce qui aboutira à taxer à hauteur de 19,6% chaque nouvel investissement financé par une collectivité locale.

Considérant que l’investissement local contribue pourtant à hauteur de 73% à l’investissement public en France et qu'il est un des plus importants facteurs de la croissance économique.

Considérant que si cette décision est mise en œuvre, la seule alternative des collectivités sera soit de réduire de près de 20% leurs investissements, soit d'augmenter les impôts locaux réduisant un peu plus encore le pouvoir d'achat de nos administrés.

Considérant enfin que cette nouvelle taxe sur l’investissement des collectivités locales vient s'ajouter au désengagement de l'Etat dans tous les domaines, aux transferts de charges non compensés, aux normes imposées, au plafonnement de la taxe professionnelle et à la hausse du prix du « panier du Maire ».

Le Conseil municipal, réuni ce jour, refuse que l’Etat s'enrichisse sur le dos des collectivités locales en taxant leurs investissements financés par les impôts locaux, instituant ainsi une double peine fiscale pour le contribuable local.

Les élus de la Ville de XXX demandent au Gouvernement le maintien du fonds de compensation de la TVA et le rétablissement d'une relation basée sur la confiance avec les collectivités territoriales, le respect de leurs compétences et des engagements pris."

lundi 22 septembre 2008

Vaincre la Mucoviscidose : Virades de l'espoir le 28 septembre au parc de Sceaux

La Virade de l'espoir aura lieu cette année le dimanche 28 septembre au Parc de Sceaux :

C'est une des 450 manifestations qui ont lieu traditionnellement le dernier dimanche de septembre dans toute la France pour "Vaincre la Mucoviscidose".

C'est une occasion de se retrouver entre amis ou en famille dans un cadre agréable pour marcher ou se distraire tout en soutenant moralement et financièrement la lutte contre cette maladie. Les enfants des écoles participent en créant affiches, dessins, exposés ... parfois des mois à l'avance. Sur place, de nombreux stands sont proposés, pour s'informer et découvrir les travaux des classes, mais aussi pour s'amuser comme dans une grande kermesse, pour se restaurer ... La fête se termine par un lâcher de ballons, moment très émouvant. Afin de manifester soutien et mobilisation de tous, un départ groupé est organisé depuis la place Condorcet à 11h précises le 28 septembre.

Surtout ne ratez pas cette belle journée de solidarité, à vivre en famille ou entre amis.

Florence Maurice

Pour aller un peu plus loin : http://www.virades.org ou http://www.vaincrelamuco.org . L’espérance de vie à la naissance aujourd’hui est de 46 ans contre 7 ans en 1965, et c'est en partie grâce au dépistage précoce et à la recherche.

vendredi 19 septembre 2008

L'école maternelle en danger

Le ministre, Xavier Darcos, vient d'attaquer grossièrement les enseignants de maternelle. Au-delà cela pose la question de cette singularité française qui, en l'occurrence, est enviée par tous nos voisins. Dans le Monde de ce jour, Eric Maurin, professeur à l'Ecole d'Economie de Paris, montre les répercussions de la suppression de l'école à 2 ans (qui est déjà actée dans notre ville, sauf quelques exceptions). Invitation à la réflexion à partir d'une vaste étude.

Le Monde : Après avoir longtemps été une fierté, l'accueil des enfants de 2 à 3 ans à l'école maternelle est aujourd'hui attaqué de toutes parts sur des bases extrêmement fragiles. Elle serait à la fois dangereuse pour les enfants et coûteuse pour notre système éducatif.

Eric Maurin : La vraie question n'est jamais vraiment posée : par quoi serait-elle remplacée et ces solutions seraient-elles vraiment meilleures pour les enfants et moins coûteuses pour la société ? Nous avons mené une étude qui aboutit à un diagnostic bien plus nuancé que les caricatures aujourd'hui en cours.

Le Monde : Que démontre cette étude disponible - en anglais - sur le site du Centre pour la recherche économique et ses applications (Cepremap) ?

Eric Maurin : Lorsqu'ils ne sont pas à la maternelle, les enfants de 2 ans sont dans leur très grande majorité chez leurs parents ou bien chez une assistante maternelle, beaucoup plus rarement en crèche. Etant donné les aides publiques, ces modes de garde alternatifs sont en fait en moyenne plus coûteux pour la société que l'école maternelle. On peut évaluer que chaque enfant supplémentaire accueilli en maternelle représente une économie pour la société d'environ 2 500 euros. L'école maternelle sollicite moins d'adultes par enfant pour un coût plus faible.

Le Monde : Ce manque de moyens nuit-il, plus tard, aux performances scolaires des enfants qui ont été scolarisés dès l'âge de 2 ans ?

Eric Maurin : Etant donné la priorité donnée aux enfants nés en début d'année, il existe de très fortes variations de scolarisation à 2 ans selon la région de résidence et le mois de naissance de l'enfant. Si la maternelle à 2 ans nuisait aux enfants comme on l'entend aujourd'hui dire partout, on devrait constater un déficit de performance dans le primaire, voire dans le secondaire, pour les enfants nés au mauvais moment et au mauvais endroit. On ne constate en réalité rien de tel. Nous avons procédé à une analyse approfondie des évaluations nationales de CE2 des générations nées entre 1991 et 1994 ainsi que des informations très exhaustives sur les trajectoires scolaires contenues dans les recensements de la population. Le diagnostic ne souffre aucune ambiguïté : les performances scolaires sont rigoureusement similaires chez ceux qui ont été à la maternelle dès 2 ans et chez ceux que leurs parents ont gardés jusqu'à 3 ans. Avec 25-30 enfants par classe, les maîtresses de maternelle, aujourd'hui si décriées, font finalement aussi bien que les mères et les assistantes maternelles.

Le Monde : La maternelle à 2 ans favorise-t-elle le retour à l'emploi des mères ?

Eric Maurin : La possibilité d'inscrire son enfant en maternelle dès 2 ans offre effectivement une bouffée d'oxygène à nombre de mères, notamment les mères isolées, souvent en difficulté socialement et avec très peu de moyens pour faire garder leurs enfants. Pour les mères seules, nous évaluons qu'offrir 100 places supplémentaires en maternelle à deux ans permet en moyenne le retour à l'emploi de 25 femmes supplémentaires. L'effet est plus particulièrement fort dans les régions où les assistantes maternelles sont rares. Supprimer l'école maternelle gratuite à 2 ans serait aujourd'hui une catastrophe économique pour des milliers de femmes et d'enfants pauvres.

Conseil municipal 24 septembre 19h

Deux points à signaler tout spécialement à l'ordre du jour du prochain conseil municipal auquel, rappelons-le, tout citoyen peut assister :
* le marché de Bourg-la-Reine : comme nous l'avons révélé il y a plus d'un an, la concession du marché est déléguée à une entreprise qui, grâce à un contrat très mal négocié par la mairie il y a 20 ans (le maire actuel était déjà au conseil), enregistre des profits stupéfiants depuis plusieurs années (48% de bénéfices, soit près de 150.000 euro par an, et encore d'après les documents fournis par le délégataire lui-même). On ne peut pas dire non plus que l'entretien du marché (état des murs, toilettes, animations etc.) plaide pour un tel choix. Or le contrat arrive, enfin, à échéance. Tout laisse à penser que le maire et son équipe souhaitent persévérer en lançant un appel d'offres pour délégation de service public. Pourtant, à Antony par exemple, la régie directe a fait ses preuves. On peut en faire des choses avec les recettes (déclarées par l'actuel délégataire) : 320.000 euro par an.
* l'information sur l'aménagement de la RD920 qui traverse la ville du nord au sud. Comme indiqué dans le commentaire du message précédent, il serait plus que judicieux de caler la consultation de la population sur les résultats de l'étude préalable sur l'aménagement du pôle de la gare ... qui doit être remise dans moins de deux mois !

jeudi 18 septembre 2008

RD920 : une concertation commence le 22 septembre et après ?

RD920

Un ambitieux programme d’aménagement de la route départementale 920 (ex N20) est organisé par le conseil général des Hauts-de-Seine. Une des étapes de cet aménagement concerne la partie d'Antony à Bourg-la-Reine. L’objectif de ce programme est de créer une zone de circulation fluide et calme, avec des itinéraires cyclables, optimiser la circulation des transports urbains…

Une concertation préalable est proposée au public des villes concernées et elle a pour objectif d’informer et de recueillir vos observations et vos avis sur les grandes lignes du projet. Pour cela est prévu :

- une réunion publique à Bourg-la-Reine (la réunion du 14 octobre est annulée et elle est reportée a une date non définie)

- une exposition dans le hall de la Mairie

- un registre recueillant vos avis.

Cette concertation commence le 22 septembre et se termine le 31 octobre 2008. Déplacez vous, seul ou a plusieurs, allez à l’exposition une fois ou plus, faites vous une idée et surtout faites vos remarques.

Votre avis est des plus important car l’aménagement sur la zone de Bourg-la-Reine risque de transformer le paysage urbain et les modes de vie d’une grande partie de ses habitants. Il faut donc être très méticuleux dans la lecture des projets et ne pas hésiter à critiquer ce qui semble absurde et encourager ce qui semble judicieux. Une bonne idée sur le papier peut devenir une catastrophe sur le terrain pour ceux qui y vivent. Méfiez-vous des beaux dessins proposés dans les projets car ils sont toujours idylliques : peu de voitures, perspectives arrangées, arbres multiples… alors qu’ils sont rarement contractuels (c’est écrit en tout petit). Le partage de la route entre les piétons (valide ou non, avec poussette ou en fauteuil), les vélos, les véhicules motorisés et les transports en commun, est un enjeu important qu’il ne faut pas rater.

Un site internet est existe sur ce projet et il peut apporter plusieurs réponses a vos questions :

http://www.rd920.fr

http://www.rd920.fr/web/rd920/52 pour Bourg-la-Reine centre

http://www.rd920.fr/web/rd920/51 pour Bourg-la-Reine sud

vendredi 12 septembre 2008

Permanence des élus

Chers amis,

J'espère vous voir nombreux à la permanence que j'assure samedi 13 septembre entre 10 heures et 12 heures au premier étage de l'immeuble en face de la mairie, 1 bd Carnot, porte G, 1er étage. Sonnette "un élan partagé".

Arlette

mardi 9 septembre 2008

La majorité municipale a du mal à comprendre les finances de la ville…

Dans sa tribune du magazine de Bourg-la-Reine de septembre, la majorité se plaint que « L’opposition ait refusé de voter le compte budgétaire 2007. Pourquoi ? Nous n’avons pas compris … ». Pour notre part, nous regrettons que les signataires de la tribune n’aient pas été très attentifs aux débats du conseil municipal.

À leur attention, nous acceptons bien volontiers de faire un petit cours de rattrapage.

Depuis au moins 2006, le compte de la section de fonctionnement dégage un excédent de résultat par rapport au budget. On pourrait s’en réjouir avec M. Chevreau si cet excédent provenait d’une bonne gestion. Or, ce résultat apparemment heureux traduit une mauvaise appréciation budgétaire car les recettes sont minorées et les dépenses sont sur évaluées. Quelles conséquences pour les habitants ? Un besoin de financement factice justifiant l’augmentation des impôts et/ou des services en moins. Ce sera encore le cas pour 2008. Ainsi que nous l’avons déjà dit et écrit, les prévisions de rentrées fiscales inscrites dans le budget 2008 sont sous évaluées. Alors, qu’elles vont mécaniquement augmenter avec le jeu de la hausse des bases et des taux, la majorité estime que les recettes fiscales vont baisser. Bizarre, bizarre…

Il serait judicieux qu’une partie des excédents de 2007 et des années antérieures soit affectée à la section d’investissement. Cette mesure permettrait de réduire l’endettement de Bourg-la-Reine. En effet, la dette par habitant ne cesse de progresser (2005 : 891€/hab, 2006 : 1187€/hab, 2007 : 1242€/hab) alors que la ville ne dispose toujours pas de plan pluriannuel d’investissement consolidé. On navigue à vue.

Voilà quelques uns des motifs qui nous ont conduits à refuser les comptes 2007 et le budget 2008.

Laure Thibaut

vendredi 5 septembre 2008

Rentrée scolaire : attention nouveautés !

Ecole République

Finis les espoirs et les angoisses, bonjour la réalité.

Après une semaine de cours, on peut faire sur Bourg la Reine un premier bilan plutôt satisfaisant : tout s’est bien passé, y compris pour les professeurs qui n’étaient pas encore nommés et qui l’ont été juste à temps. Seul point noir, certains parents ont été affectés à des écoles très éloignées de leur domicile. Les parents d’élèves élus, exclus de la commission de dérogation, n’ont pas d’explications.

Reste qu’il faudra cette année encore être très vigilants : la réforme de l’école primaire lancée par le gouvernement prévoit la réorganisation du temps scolaire (la semaine de 4 jours devient la règle, alors même que c’est l’aménagement le moins satisfaisant quant au respect des rythmes de vie et d’apprentissage de l’enfant), la relégation des heures dédiées au soutien hors du temps scolaire (une partie des 3 heures du samedi matin sont réaffectées en 4 demi-heures, de 8h20 à 8h50, pour accueillir les élèves en difficulté « volontaires »), et la réécriture des programmes (retour à une école d’antan, avec sacralisation de la dictée, de la répétition et de la crainte du maître, pseudo recentrage sur les fondamentaux remettant en cause les enseignements artistiques, culturels et scientifiques).

Suppression de postes, alourdissement des programmes et réduction du temps scolaire, manque de moyens alloués au RASED (Réseau d’Aide et de Soutien aux Elèves en Difficulté) … : comment imaginer que ces mesures puissent contribuer à réduire les inégalités et à répondre à l’objectif affiché de recul de l’échec scolaire ?

Pour plus d’informations sur l’école de votre enfant ou pour contacter les fédérations de parents d’élèves, consultez les panneaux d’affichage à l’entrée des écoles.

A noter dans vos agendas : le 24 septembre –> première journée du refus de l’échec scolaire, organisée avec l’AFEV (www.refusechecscolaire.org) et les 17/18 octobre –> élections des représentants des parents d’élèves.

mardi 2 septembre 2008

Edvige... le début ou la fin?

A la suite d'Ajax..."A propos de panneaux indicateurs, j'invite tous les défenseurs des libertés publiques à signer la pétition en ligne contre les fichiers Edvige. Suivez la direction indiquée : nonaedvige.ras.eu.org"

edvige

Depuis 2 mois 90.000 personnes et 700 organisations ont signé une pétition en ligne pour obtenir l'abandon d'Edvige. Une conférence de presse publique le 9 septembre 2008 se tiendra à 11 heures à la Bourse du travail salle Croizat. Différentes actions envisagées contre ce fichier liberticide y seront dévoilées.

Edwige a été créé par un décret du 1er juillet au Journal officiel, c'est le fichier Exploitation Documentaire et Valorisation de l'Information Générale (Edvige). C'est un fichier de police destiné à collecter des informations sur toute "personne physique ou morale ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif", mais aussi sur toute personne (à partir de 13 ans) ou sur tout groupe ou organisation "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public". Exemple de ce qui pourrait être noté : les adresses personnelles, les numéros de téléphone, les adresses électroniques, les signes physiques particuliers, l’immatriculation des véhicules, les informations fiscales et patrimoniales, et toutes les données relatives à l’entourage et aux relations personnelles des "personnes étudiées".... est annoncé aussi que les données concernant l’ orientation sexuelle ou la santé pourront être enregistrées « de manière exceptionnelle » (communiqué de la CNIL du 2 juillet 2008, consultable sur le site www.cnil.fr ).

Lundi dernier , François Bayrou a annoncé qu'il déposait un recours pour demander l'annulation du fichier policier Edvige, appelant les élus français à participer à un "mouvement de refus républicain" du fichier Edvige. Mardi, c'est l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) qui a déposé à son tour un recours devant le Conseil d'Etat . Vendredi dernier, 12 associations et organisations syndicales ont déposé un autre recours, allant dans le même sens, comme elles l'avaient annoncé au début de l'été.