Voici la dépêche de l'AFP tombée sur les téléscripteurs à 18h10 :
La vice-présidente (UMP) du conseil général des hauts-de-Seine Isabelle Balkany s'est dite mercredi "scandalisée par les déclarations de Patrick Devedjian affirmant qu'il était "amené à nettoyer les écuries d'Augias" dans le département où il a succédé à Nicolas Sarkozy. "Je suis scandalisée et extrêmement choquée par ces déclarations qui mettent en cause l'honorabilité et la respectabilité des élus, de l'administration du conseil général et de ses deux anciens présidents", Charles Pasqua et Nicolas Sarkozy, a déclaré à l'AFP Mme Balkany. "S'il chercher un clash qui était sous-jacent avec sa majorité, je pense qu'il va le trouver".
"Nous nous sentons tous mise en cause, ma réaction est une réaction collective", a poursuivi Mme Balkany, selon qui le groupe UMP au conseil général des hauts-de-Seine, présidé par Jean Sarkozy, "ne peut rester inerte".
Dans un entretien à l'Express de jeudi, Patrick Devedjian dit qu'il s'emploie à "neottoyer les écuries d'Augias" dans un département auquel il veut redonner "une bonne réputation". Le président ud conseil général avait indiqué dans Le Monde de mercredi: "Toutes les attaques dont je suis l'objet résultent de ma lutte contre la corruption". Selon Mme Balkany, Patrick Devedjian devrait "faire des excuses publiques à ses deux prédécesseurs et aux élus. S'il ne le fait pas, le groupe (UMP) devra en tirer les conclusions."
On ajoutera pour pimenter encore la dépêche, que Jean Sarkozy a souhaité qu'on veille à ne pas trop tailler... dans le budget social, pour ne pas approfondir le fossé entre communes dans ce département. Il est bien placé pour le savoir, lui l'élu du canton de Neuilly. Comme quoi tous les coups sont permis. Entre le fils Sarkozy en chevalier de la lutte pour le budget social et Devedjian en fier combattant contre la corruption, on peut voir l'avenir avec optimisme!! Il y a maitenant 4 ans que Devedjian est conseiller général; et 25 ans qu'il est maire d'Antony. Pourquoi n'a-t-il pas protesté plus tôt ? Cela nous rappelle la guerre de tranchées engagée entre Patrick Devedjian et Jean-Noël Chevreau pendant la campagne électorale des cantonales de 2004. Deux mêmes politiques, mais une haine sans borne.