dimanche 20 juillet 2008

Les révélations de l'ISF

Tous les hommes sont égaux, mais il y en a de plus égaux que d'autres. Le ministère du Budget vient d'apporter la confirmation de ce qu'on pressentait. Alors que le nombre d'assujettis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) augmente de 6% à 548.000, le montant est pour la première fois de son histoire... en baisse. L'ISF rapportera 3,75 milliards d'euro contre 4 milliards l'année précédente. Rien d'étonnant pour autant: tel est le résultat de la loi votée à la demande du président l'an dernier, la fameuse loi TEPA dont on nous avait dit qu'elle favorisait d'abord les plus modestes. Jamais une politique fiscale n'avait autant favorisé les plus riches parmi les plus riches. A rapprocher des conséquences de l'envolée des prix depuis un an. Nicolas Sarkozy avait pourtant fait campagne en s'affichant comme "le candidat du pouvoir d'achat". Il aurait dû préciser pour qui.

mercredi 16 juillet 2008

Règlement de comptes à OK Coral

Voici la dépêche de l'AFP tombée sur les téléscripteurs à 18h10 :
La vice-présidente (UMP) du conseil général des hauts-de-Seine Isabelle Balkany s'est dite mercredi "scandalisée par les déclarations de Patrick Devedjian affirmant qu'il était "amené à nettoyer les écuries d'Augias" dans le département où il a succédé à Nicolas Sarkozy. "Je suis scandalisée et extrêmement choquée par ces déclarations qui mettent en cause l'honorabilité et la respectabilité des élus, de l'administration du conseil général et de ses deux anciens présidents", Charles Pasqua et Nicolas Sarkozy, a déclaré à l'AFP Mme Balkany. "S'il chercher un clash qui était sous-jacent avec sa majorité, je pense qu'il va le trouver".
"Nous nous sentons tous mise en cause, ma réaction est une réaction collective", a poursuivi Mme Balkany, selon qui le groupe UMP au conseil général des hauts-de-Seine, présidé par Jean Sarkozy, "ne peut rester inerte".
Dans un entretien à l'Express de jeudi, Patrick Devedjian dit qu'il s'emploie à "neottoyer les écuries d'Augias" dans un département auquel il veut redonner "une bonne réputation". Le président ud conseil général avait indiqué dans Le Monde de mercredi: "Toutes les attaques dont je suis l'objet résultent de ma lutte contre la corruption". Selon Mme Balkany, Patrick Devedjian devrait "faire des excuses publiques à ses deux prédécesseurs et aux élus. S'il ne le fait pas, le groupe (UMP) devra en tirer les conclusions."
On ajoutera pour pimenter encore la dépêche, que Jean Sarkozy a souhaité qu'on veille à ne pas trop tailler... dans le budget social, pour ne pas approfondir le fossé entre communes dans ce département. Il est bien placé pour le savoir, lui l'élu du canton de Neuilly. Comme quoi tous les coups sont permis. Entre le fils Sarkozy en chevalier de la lutte pour le budget social et Devedjian en fier combattant contre la corruption, on peut voir l'avenir avec optimisme!! Il y a maitenant 4 ans que Devedjian est conseiller général; et 25 ans qu'il est maire d'Antony. Pourquoi n'a-t-il pas protesté plus tôt ? Cela nous rappelle la guerre de tranchées engagée entre Patrick Devedjian et Jean-Noël Chevreau pendant la campagne électorale des cantonales de 2004. Deux mêmes politiques, mais une haine sans borne.

lundi 14 juillet 2008

Choquante singularité

Billet d'humeur mais vraie colère. Bourg-la-Reine s'est singularisé en ne célébrant pas le 14 juillet. Ni feu d'artifice, ni bal populaire. C'est déjà une mauvaise manière à l'égard de toutes les familles qui ne sont pas parties en vacances, ou qui n'y partiront pas. C'est aussi montrer une coupable négligence à l'égard de ce qui est notre patrimoine national. Les fêtes du 14 juillet sont chaque année un moment de communion populaire autour d'une histoire partagée, celle qui s'est construite sur les valeurs héritées de la Révolution française. Ce qui se joue derrière, quelle que soit notre origine, ce sont les fondements de l'identité nationale et sociale du pays qui est le nôtre. Tel était bien, déjà, le message universaliste de 1789.

jeudi 10 juillet 2008

Mauvaise passe : le maire défait par les commerçants du marché

Plusieurs citoyens se sont étonnés du comportement très agressif du maire lors du dernier conseil municipal. Des questions qui dérangent sans doute. Peut-être aussi un facteur aggravant: une défaite cinglante aux élections à la commission des marchés. Explication. La commission des marchés comprend des représentants des commerçants du marché de Bourg-la-Reine. Stupéfaction: souhaitant disposer d'élus fidèles et obéissants à deux ans du changement de concession, le maire adjoint lui-même se promenait en compagnie du représentant d'une des listes dans les allées; une vraie campagne électorale. Bel exemple de la démocratie: les autorités municipales intervenant dans une élection d'usagers. Imaginez, par exemple, que la maire adjoint à l'éducation appelle officiellement à voter pour l'une des fédérations de parents d'élèves lors des élections annuelles aux conseils d'école ! Quand on se permet ce genre d'écart, il faut au moins être sûr de réussir. Or non seulement les 4 représentants soutenus par la mairie ont été battus, mais ils l'ont été largement par les sortants qui passeront de 3 à 4. Le maire n'aura donc pas les mains libres, malgré l'effort répété d'écarter tout opposant potentiel dans une affaire qui ne fleure pas bon (voir blog). Bravo donc aux commerçants du marché d'avoir bravé une telle pression. Et nouvel avertissement pour notre maire et ses adjoints: il n'est jamais bon de jouer avec la démocratie. Il est grand temps de changer de stratégie.

lundi 7 juillet 2008

Le conseil municipal du 25 juin est en ligne

Vous trouverez, dans le bouton Une équipe au service Bourg-la-Reine et sa rubrique "conseil municipal", le compte rendu officieux du conseil qui s'est tenu le 25 juin dernier. Ce conseil était passionnant tant sur le contenu (compte administratif 2007, représentation des élus à l'Office HLM, présentation rénovation Ecole de la République, maison des Bas-Coquarts, cibles HQE...) que par les échanges entre les élus.

Le conseil municipal