lundi 30 juin 2008
HLM : tout faire pour éviter la présence de l'opposition
Par Denis Peschanski, lundi 30 juin 2008 à 08:02 :: Ville
Conseil municipal du 25 juin : après des échanges assez vigoureux sur le compte administratif (voir message précédent), la question des HLM a provoqué un nouvel incident. Il y a trois mois, lors du vote du budget, nous avions mis en évidence de graves dysfonctionnements dans la gestion des HLM de la ville, jusqu'à citer un expert convoqué par le président sortant de l'Office HLM qui concluait à la nécessité de trouver rapidement quelque 850 000 euro. La situation devait être trop peu sous contrôle pour voir le maire prendre la présidence de l'office directement. Mais pourquoi refuse-t-il la présence du moindre conseiller d'opposition dans le conseil d'administration (CA) ?
La question s'était déjà posée fin mars. Elle s'est à nouveau posée fin juin, car les règles sur la composition du CA ont changé. Dorénavant, sur 17 membres, le conseil municipal a la main sur la nomination de 9 personnes, 6 conseillers municipaux et 3 personnalités extérieures. Or sur les 6 conseillers municipaux, le maire n'a pas laissé une place à l'opposition. Rappelons que l'opposition compte 7 conseillers, soit plus du cinquième du conseil (et la moitié de l'électorat). La loi ne l'oblige pas. Le simple respect démocratique aurait voulu qu'il offrît une place à la minorité; rien que pour montrer qu'il n'avait rien à cacher mais, surtout, parce que c'est toujours plus enrichissant d'être ainsi aiguillonné. Ce qui choque le plus, et a provoqué quelques propos aigres-doux, c'est la justification que le maire en a donnée : l'opposition n'est pas assez respectueuse; elle écrit et publie des choses qu'elle ne devrait ni écrire ni publier. Nous ne "méritons" pas d'être dans de telles instances. En un mot, nous ne sommes pas "l'opposition de sa majesté".
Cher Sébastien, conseiller municipal de la majorité, donc totalement muet depuis ton élection lors des conseils municipaux, tu avances à juste titre dans notre blog (commentaire n°32 du message du webmaster annonçant le conseil municipal) que ce n'est pas un déni de démocratie puisque la loi n'oblige pas le maire. J'en suis bien d'accord mais ce n'est pas ce que j'ai dit. Tu oublies de préciser que c'est sur l'argumentaire avancé par le maire (nous ne sommes pas une opposition comme il l'aime) que la question a été posée en ces termes. Et, effectivement, elle doit l'être en ces termes.






crédit photo : Vincent Chanal


