Le conservatoire de musique, de danse et d’art dramatique attire un millier d’élèves venus de Sceaux, Bourg la Reine et d’autres villes. La demande est forte comme l’atteste la longueur des listes d’attente. L résultat est là puisqu’on compterait 100 à 120 manifestations annuelles, ce qui pose un gros problème de place. Nous avons rencontré le représentant réginaburgien des élèves qui nous a fait part de ses préoccupations. L’enseignement est de qualité mais les conditions de travail des élèves et des professeurs sont difficiles : locaux mal insonorisés, mauvaise utilisation de l’espace, problèmes de chauffage dans la salle de danse, mauvais entretien des pianos. De plus, les élèves avancés, qui travaillent des journées entières au conservatoire, n’ont pas accès à la cantine municipale et doivent se contenter d’un micro onde pour tout équipement.

Comment se fait-il qu’un bâtiment relativement récent comporte de tels défauts de conception ? Un procès est en cours et, avons-nous appris, les conclusions ne sauraient tarder. Pourquoi les élèves ne sont-ils pas entendus lorsqu’ils demandent d’avoir accès à une cantine municipale ? La demande est si légitime et la somme si faible (surtout qu’il ne s’agit pas de gratuité) qu’un tel refus est incompréhensible. Où en est-on des liens avec la ville de Sceaux associée à l’équipement ? On évoque de nouvelles salles à Sceaux où l’équipement est minimal. D’autres questions se posent : le niveau trop élevé des frais d’inscription pour les milieux modestes, la possibilité même d’envisager une formation artistique de qualité pour les jeunes issus de familles culturellement défavorisés.

À vous de réagir sur ces thèmes, à vous d’en proposer d’autres.

À bientôt sur le blog.

La place du Concervatoire dans la ville